Je suis végétarienne. Ça y est, c’est dit. Certains diront « sale hippie de merde, je vais me faire un steak » et d’autres « ah oui ? et pourquoi ? ». Vous l’aurez compris, c’est plutôt à ces derniers que je vais essayer de répondre.

Parce que ça ne fait que peu de temps que je suis végétarienne, je conçois très bien que ce concept soit difficile à comprendre. Alors plutôt que d’envoyer bouler les gens qui se moquent doucement lorsque je leur dis « non merci, je ne mange pas de viande », j’essaye de leur expliquer mon point de vue.


Tout d’abord, c’est quoi être végétarien ?

C’est, tout simplement, un régime alimentaire dans lequel on choisit de ne pas manger de chair animale. Donc pas de viande, pas de poisson. Pas d’escargots non plus, parce que ça a beau être gluant, c’est quand même un animal. Pas de crevettes, ni d’huitres. Bref, pas d’animal. Et en principe, pas de gélatine animale (vous savez, pour faire des aspics,des charlottes ou autres), présente souvent dans des bonbons ou des oursons à la guimauve.

Donc ne pas manger d’animal terrestre mais s’autoriser le poisson, ce n’est pas être végétarien. Ou encore ne manger que des viandes blanches, comme le poulet ou la dinde « parce que c’est moche », c’est pas végétarien non plus. J’invente même pas!

Bref.

La question reste entière : pourquoi se priver de cette délicieux chose qu’est la viande ?


Première raison et la plus importante à mes yeux : la souffrance.

Les saucisses, les steak, les filets que nous mangeons sont d’abord des animaux vivants. Ils grandissent la plupart du temps dans des conditions de vie qui n’ont rien à voir avec quelque chose de convenable. On peut facilement trouver sur internet des vidéos et des témoignages plus ou moins choquants sur les élevages, je ne vais donc pas faire le détail.

Bien sûr, certaines fermes pratiquent un élevage « bio » ou raisonné. Ce qui veut dire un nombre d’animaux réduit, une meilleure alimentation, un espace vital règlementé…
Avant d’être végétarienne, j’avais pris la décision – quand je serai grande et que j’aurai mon Chez moi – de n’acheter que des produits animaux issus d’une ferme de proximité, de préférence bio.
Mais le fait est que la mise à mort des animaux reste cruel. Les abattoirs pratiquent l’abattage des animaux de façon à ce que ça aille vite, et non pas en tenant compte de la peur et de la souffrance des animaux au moment de leur mort. La mécanisation aidant, ils sont tués sans le moindre respect, et les personnes qui travaillent dans de tels endroits doivent s’être forgé un mental d’acier pour ne pas devenir fous.

Je me suis dit que la Vie méritait mieux que ça.


Deuxième raison : l’impact environnemental de l’élevage intensif

Ça aussi c’est bien connu. Le bilan carbone de l’élevage (surtout bovin) est absolument catastrophique. Ces ruminants produisent en effet des tonnes et des tonnes de gaz à effet de serre. Bien entendu, pas autant que les voitures et autres moyens de transport, mais ce n’est largement pas négligeable! De plus, la quantité d’eau douce utilisée est incroyable. Sans compter le coût énergétique en transport et en transformation : la viande qu’on achète en France peut très bien provenir d’Allemagne, donc pas très loin, mais a été conditionnée ou découpée aux quatre coins de l’Europe – ou même plus loin. D’où le fameux scandale avec Findus et ses lasagnes au cheval : La viande venait de Roumanie puis avait suivi un très long circuit sous forme congelée avant d’être vendue en France sous forme de viande hachée. Le cheval s’étant vendu au prix du boeuf, pas élevé, certains se sont fait de l’argent en méprisant l’éthique des consommateurs.


Pour finir : je me porte très bien sans viande

Ces produits sont chers, je fais donc des économies considérables. En mangeant varié et équilibré, je n’ai absolument aucune chance d’avoir une carence en quoi que ce soit. Hé non, je ne manque pas de protéine ni de fer!


Pour finir, j’aimerais résumer et dire très simplement que je vis dans un monde et avec un niveau de vie suffisant pour me permettre de ne pas manger de viande et ne manquer de rien, « alimentairement parlant ». C’est un choix que j’ai fait de ne pas cautionner la souffrance systématique imposée aux autres. J’estime que ça ne vaut pas le coup de manger un bon osso bucco, si avant ça on a tué un veau.

La réflexion ne se fait pas toute seule, il faut un élément déclencheur, et j’espère l’avoir été pour quelqu’un qui lira cet article!

Être végétarien c’est un bon début, j’ai hâte de voir la suite ♥

 

Et vous, vous en pensez quoi d’être végétarien ? Quelles ont été vos motivations ?

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